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Suffirait-il de présenter ses idées en chantant pour qu'elles soient entendues
et plébiscitées ? En période de débat, comme actuellement, on serait tenté de
le croire au vu des applaudissements qui ont couronné de succès les trois
chorales qui se produisaient samedi soir à l'église de Sennecey-le-Grand.
Bien sûr, des paroles mises en musique sont d'autant plus agréables et
convaincantes à entendre qu'elles sont portées par des voix exercées dirigées
de main de maître par des chefs de choeurs talentueux ! Le concert organisé à
l'initiative de la chorale « Les Baladins du tournugeois » en partenariat avec
la municipalité de Sennecey-le-Grand, l'Office de tourisme et la paroisse
Saint-Martin-entre-Saône-et-Grosne a été un réel moment de bonheur traduit par
les larges sourires et les applaudissements réciproques de tous les présents,
choristes et spectateurs .
A l'origine de cette rencontre musicale, un tournusien, professionnellement
gexois et membre de la chorale du Pays de Gex. Depuis août 2006 Jean-Paul
Large, dont les parents habitent Tournus, a travaillé à la mise en oeuvre de ce
projet, trouvant une écoute très attentive auprès de la chorale « Les baladins
en tournugeois ». Comme « Jamais deux sans trois », appel était fait à la
chorale de Roiffieux (07) qui s'est fait un plaisir d'adhérer au projet.
D'autres partenaires se sont alors manifestés, en particulier pour héberger les
groupes.
Dirigés par Clément Mépas, accompagnés au piano, les « Baladins en tournugeois
» proposaient en première partie 9 oeuvres contemporaines dont « Lily » (Pierre
Perret), Marie la Polonaise (Serge Lama/Yves Gilbert), le clown (Giani
Esposito) etc ... Les « Amis voix » de Roiffieux, dirigés par Chantal Vivien,
poursuivaient dans un répertoire, lui assi contemporain, avec « L'hymne à
l'amour » (Piaf/Monnot), « File la laine » (Robert Marcy), « Mon amant de St
Jean » (Léo Angel/Emile Carrara) etc....
Enfin, les choristes de Frédérique Grand interprétaient avec brio deux chants
Gospel suivis du « cantique de Jean Racine et Gabriel Fauré » avant de revêtir
leurs boubous pour chanter la « messe sénégalaise Ouolof du Cap des biches »
accompagnée au tamtam, un voyage exotique très apprécié.
C'est par le « Canon de la paix » interprété par tous les choristes réunis,
sous la direction de clément Mépas, que prenait difficilement fin ce concert,
personne ne paraissant pressé de regagner son chez-soi.
S.P.
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